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Réaliser le plein potentiel du Canada dans la région Asie-Pacifique
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Speeches
Réaliser le plein potentiel du Canada dans la région Asie-Pacifique
l’honorable James Moore, ministre du Patrimoine canadien et des Langues officielles et ministre responsable pour la Colombie-Britannique The Business Council of British Columbia Conference Vancouver, le 23 septembre 2011 J’apprécie de pouvoir ici rencontrer les membres du Business Council of British Columbia (BCBC), qui ont fait avancer l’objectif de notre gouvernement de « réaliser le plein potentiel du Canada dans la région Asie-Pacifique ». Je suis venu ici aujourd’hui, au nom du premier ministre Harper, pour souligner la détermination de notre gouvernement, et ses actions concrètes en ce sens, à développer nos relations avec l’Asie. Comme vous l’a expliqué plus tôt mon ancien collègue du Cabinet Stockwell Day, une de nos priorités, depuis que nous avons accédé au pouvoir en 2006, a été de cultiver des liens solides avec les pays en bordure du Pacifique. Au total, depuis cette année-là, on a à cette fin mené plus d’une trentaine de visites réussies de hauts dirigeants au niveau ministériel dans les pays riverains du Pacifique, une cadence supérieure à celle de tout autre gouvernement dans l’histoire canadienne. En complément de ces missions, nous avons ouvert six nouveaux bureaux commerciaux en Asie de l’Est, preuve évidente que notre gouvernement cherche à accroître le commerce avec les pays asiatiques pour assurer la prospérité économique de notre pays au XXIe siècle. Les membres du Business Council of British Columbia connaissent bien les enjeux, probablement mieux que la plupart des gens. Pour garantir la prospérité future de l’ensemble des Canadiens, il est essentiel que le Canada bénéficie le plus possible des occasions d’affaires accrues découlant de la libéralisation du commerce, en particulier sur les marchés asiatiques qui se développent rapidement. Si nous voulons dans le futur maintenir la qualité de vie et le niveau de vie des Canadiens, il faut continuer à réorienter nos efforts vers la région Asie-Pacifique. Grâce en partie aux missions commerciales fédérales que je viens de mentionner, de même qu’à l’engagement personnel indéfectible du premier ministre Harper et de ses homologues asiatiques au cours des dernières années, il y a eu une montée fulgurante de nos échanges commerciaux avec cette partie du globe. Nos exportations en Chine ont grimpé de 69,6 p. 100 pendant les derniers cinq ans. La Chine est désormais le deuxième partenaire commercial en importance pour les marchandises, et notre troisième plus grand marché d’exportations. En ce qui concerne la Colombie-Britannique, les exportations de bois de cette province vers ce pays ont été multipliées de 23 millions de dollars en 2001 à 794 millions de dollars en 2010. En 2010, le Canada a exporté une quantité record de 4,5 millions de mètres cubes de produits forestiers résineux, une hausse de 76,8 p. 100 par rapport à 2009. Et cet essor se poursuit. Juin de cette année a été un mois record pour les exportations de bois résineux de la province en Chine, qui ont atteint 824 484 mètres cubes, soit 183,6 p. 100 de plus d’après le volume qu’au même mois de l’année précédente. Entre janvier et juillet de cette année, ses exportations ont atteint 4,2 millions de mètres cubes, plus du double de l’année précédente, tant en termes de volume que de valeur marchande. Le commerce avec d’autres pays asiatiques, notamment l’Inde et la Corée du Sud, augmente également. Les échanges commerciaux entre l’Inde et le Canada ont grimpé de 73 p. 100 depuis 2004, et nos exportations de plus de 140 p. 100 pendant la même période. Nous essayons de profiter de toutes les possibilités de libéraliser davantage le commerce avec l’Inde. Au Festival international du film de Toronto, j’ai annoncé aussi la négociation d’ententes culturelles plus poussées avec l’Inde, dont un accord pour la coproduction de films et d’émissions télévisuelles. À ce propos, nous n’avons pas raté l’occasion de tirer parti de la croissance économique impressionnante dans l’ensemble du Sud-Est asiatique. Ensemble, la Chine et les pays du Sud-Est asiatique comptent 1,9 milliard d’habitants et affichent un PIB global de 7,7 billions de dollars US. Notre gouvernement s’efforce d’augmenter notre part du commerce bilatéral. En 2010, le commerce annuel de marchandises dans les deux sens entre le Canada et les nations du Sud-Est asiatique s’est chiffré à 13,8 milliards de dollars, une augmentation de 26,2 p. 100 depuis 2005. Aussi positives et encourageantes ces tendances soient-elles, nous savons qu’il faut en faire plus. Depuis l’époque de la Compagnie de la Baie d’Hudson jusqu’à l’ALE et l’ALENA, et à présent avec l’Initiative de la porte et du corridor de l’Asie-Pacifique, le Canada a toujours été une nation commerçante. De nos jours, plus de 60 p. 100 de notre PIB dépend du commerce. Au risque de paraître immodeste, je tiens à affirmer fièrement ceci : nous sommes le gouvernement le plus résolument favorable à la liberté de commerce que le Canada ait jamais eu. En fait, depuis que notre arrivée au pouvoir il y a cinq ans et demi à peine, nous avons lancé un programme ambitieux de libre-échange, en plus d’offrir des possibilités additionnelles aux travailleurs et aux entreprises du Canada en concluant des nouveaux accords de libre-échange avec huit pays : la Colombie, la Jordanie, le Panama, le Pérou et les États membres de l’Association européenne de libre-échange, à savoir l’Islande, le Liechtenstein, la Norvège et la Suisse. Le Canada et la Chine sont en train de négocier un accord sur la promotion et la protection de l’investissement étranger (APIE), un pacte qui pavera la voie à une hausse marquée des investissements bilatéraux à la fois de la part des entreprises canadiennes et chinoises, qui bénéficieront ainsi d’un contexte d’investissement prévisible complété par des mécanismes efficaces de règlement des litiges. Des négociations sont également en cours avec l’Union européenne et l’Inde, dont l’aboutissement pourrait stimuler l’économie canadienne d’au moins 18 milliards de dollars. Et il y a quelques semaines seulement, le premier ministre Harper a annoncé la conclusion d’un accord de libre-échange avec le Honduras. En plus de ces accords, je vous rappelle que depuis notre accession au pouvoir en 2006, nous avons réussi à négocier des nouveaux accords sur le transport aérien « ciel ouvert », ou à actualiser et élargir d’autres ententes déjà existantes avec les pays suivants : Mexique, Costa Rica, Brésil, Qatar, Algérie, Égypte, Jamaïque et Trinité-et-Tobago, Suisse, Salvador, Tunisie, Éthiopie, Maroc, Cuba, Union européenne (UE), Afrique du Sud, Nouvelle-Zélande, Corée du Sud, Japon, Turquie, République dominicaine, Panama, Philippines, Barbade, Mexique, Singapour, Islande, Jordanie, Koweït, Irlande, États-Unis, Croatie et Serbie. En fait, nous avons conclu des ententes bilatérales du genre avec 86 pays et territoires, dont chacun des 27 pays faisant partie de l’Union européenne, et nous envisageons de négocier en ce sens avec d’autres pays et territoires dans la plupart des régions du globe. Or, tous ces résultats ont été atteints pendant une période où les protectionnistes s’exprimaient bruyamment, ici même et à l’étranger, prêchant contre la libéralisation et l’expansion du commerce, et en faveur d’un retour en arrière qui freinerait nos progrès accomplis jusqu’ici. En fait, vu le ralentissement actuel de l’économie aux États-Unis et l’essor remarquable des économies asiatiques, nous devons encore plus qu’avant chercher activement à capitaliser sur les nouvelles perspectives commerciales. Sachant cela, notre gouvernement agit pour faire en sorte que notre économie reste forte et pour que notre pays soit connu partout dans le monde comme un lieu propice aux investissements et aux affaires. Ces mesures comprennent des investissements sans précédent dans les infrastructures qui jetteront les bases de la croissance économique. Notre Plan d’action économique au coût de 62 milliards de dollars a aidé à stimuler la création d’emplois tout en renforçant nos capacités de commerce. Mais l’action ne revient pas uniquement à investir de l’argent. La prudence financière, tant avant que depuis la récession économique mondiale, combinée à notre volonté de réduire rapidement le déficit, nous procure d’autres avantages appréciables. Le ratio dette-PIB du Canada est le plus bas de l’ensemble des pays du G8. Les investisseurs perçoivent le Canada comme un pays sûr et responsable parce que nous avons géré judicieusement les deniers publics, avant et après la récession,. Notre gouvernement a en outre modifié certaines de ses politiques afin d’attirer plus d’investissements au Canada et pour permettre de commercer plus librement. De tous les pays du G20, le Canada représente pour les manufacturiers la première zone franche, c’est-à-dire détarifée. Donc, alors que certains pays ont des zones de libre-échange, le Canada est un pays de libre-échange. Nous ressortons du lot parmi nos concurrents à l’échelle planétaire pour avoir réduit les obstacles au commerce et aux investissements à une période où certains pays se tournaient vers le protectionnisme. Le Canada offre également le plus bas taux d’imposition global du G7 pour les nouveaux investissements des entreprises, un taux très inférieur à la moyenne de l’OCDE. Outre ces avantages, selon le Forum économique mondial, le système financier canadien est le plus sain au monde. Sans contredit, un de nos gestes les plus importants, et un des principaux avantages concurrentiels du Canada, est l’Initiative de la porte et du corridor Asie-Pacifique. Ce modèle novateur de réseau de transport regroupe l’ensemble des acteurs clés, soit les entreprises de transport, la main-d’œuvre et les fournisseurs de moyens logistiques, le long de nos chaînes d’approvisionnement, afin de faciliter le commerce trans-Pacifique. Le gouvernement du Canada s’est associé avec les quatre provinces de l’Ouest, des municipalités et des partenaires privés pour soutenir des projets d’infrastructure stratégiques d’une valeur supérieure à 3,5 milliards de dollars dans le corridor Asie-Pacifique. La contribution fédérale à ce chapitre dépasse 1,4 milliard de dollars. Ces investissements se traduisent par des économies tangibles en temps et en argent pour les entreprises des deux côtés du Pacifique. Par ailleurs, nous avons modernisé nos politiques et nos réglementations pour accélérer le rythme des affaires. Ainsi, les expéditeurs peuvent acheminer leurs marchandises de la côte Ouest du Canada jusqu’à Chicago en un peu plus de 100 heures seulement, où à peine plus jusqu’à Memphis. C’est parce que nous avons rationalisé le traitement des mesures de sécurité transfrontalières. La frontière entre le Canada et les États-Unis, dotée de moyens informatisés, est efficace et sûre. Nous avons aussi contribué d’autres manières à accroître la compétitivité canadienne, par exemple en établissant des partenariats et en collaborant avec les industries et les intervenants dans les secteurs public et privé. Et pour stimuler tous ces investissements et avantages, nous avons lancé une campagne de promotion majeure misant sur les publications commerciales des industries de transport maritime et aérien dans l’ensemble de la région Asie-Pacifique. Nous avons fait beaucoup d’efforts pour annoncer nos réussites et garantir que les gouvernements, les entreprises et les investisseurs asiatiques savent que le Canada s’y connaît en affaires. Et cela rapporte des dividendes. Le corridor Asie-Pacifique est en passe de révolutionner notre façon de commercer avec cette région, d’où des retombées directes pour les entreprises de la Colombie-Britannique. En 2010, deux des ports canadiens de la côte Ouest ont affiché des niveaux record de manutention de marchandises grâce à l’essor du commerce dans la zone Asie-Pacifique. Au port métropolitain de Vancouver, on a manutentionné 2,5 millions d’unités équivalentes de conteneur (UEC), une hausse de 17 p. 100 par rapport à l’année précédente. Les marchandises en vrac ont atteint un niveau record de 80 millions de tonnes. Quant au port de Prince Rupert, il a connu une augmentation de 35 p. 100 en 2010, avec plus de 16 millions de tonnes de fret. Et le terminal de Fairview a traité 343 000 UEC l’année dernière, une hausse de 29 p. 100 comparativement à 2009. Et rappelez-vous que ces résultats surviennent pendant qu’une bonne partie de la planète se remet péniblement de la pire récession mondiale depuis la Deuxième Guerre mondiale. Ce corridor commercial ne sert pas uniquement à importer des produits : il aide également les entreprises canadiennes à rejoindre les débouchés de la région Asie-Pacifique. Le fait de renforcer notre système de transport global permet d’améliorer l’acheminement des marchandises de la côte Ouest de l’Amérique du Nord vers les pays asiatiques à travers le Pacifique. À présent, on peut expédier rapidement et efficacement vers ces marchés toutes les sources de richesse traditionnelles du Canada, des ressources naturelles aux produits manufacturés ultramodernes. Quel que soit le sens de circulation des marchandises, les infrastructures de transport canadiennes, de calibre mondial, permettent un accès rapide, fiable et à coût abordable aux marchés nord-américains et asiatiques. Le succès du Corridor Asie-Pacifique ouvre des perspectives de commerce innombrables, autant au Canada que de l’autre côté de l’océan. En fait, ce corridor favorisera une bonne partie des possibilités examinées dans le cadre de cette conférence. Ce que nous sommes capables de faire actuellement était impossible il y a une vingtaine d’années à peine. Et je peux vous assurer que ça ne s’arrêtera pas là. Nous poursuivrons nos activités de communications en abordant la seconde phase importante d’implantation du corridor Asie-Pacifique, afin de valoriser encore plus les investissements que nous avons déjà faits dans les infrastructures matérielles. Dans son discours prononcé aujourd’hui même au Parlement, le premier ministre britannique David Cameron a décrit de manière éloquente la voie économique qui sera empruntée par nos deux pays. Il a pris le temps d’insister sur un aspect particulier du commerce, en soulignant l’obligation pour nous de redoubler d’efforts pour défendre avec des arguments convaincants la libéralisation du commerce. Il a ainsi déclaré : « Nous devons à nouveau invoquer les arguments en faveur de la liberté de commerce. Et selon moi, il n’y a pas de meilleur endroit pour le faire qu’ici au Canada, un pays qui s’est bâti par le commerce. En vérité, le commerce est le plus grand facteur de création de richesse que le monde ait connu. Et c’est la meilleure façon de relancer nos économies actuellement. L’achèvement d’une deuxième ronde de négociations commerciales (à DOHA) permettrait d’injecter 170 milliards de dollars de plus dans l’économie mondiale. Pourtant, trop de gens croient encore semble-t-il que le commerce est une sorte de jeu à qui perd gagne. Ils en parlent comme si c’était littéralement une joute où la réussite d’un pays suppose sur l’échec d’autres pays. Autrement dit, si nos exportations augmentent, celles d’autres pays diminueront. Et si on importe des marchandises à bas prix de la Chine, il s’agit d’un échec pour nous. Cela revient à prétendre que seule la Chine récolterait les avantages des échanges commerciaux. Mais nous en bénéficions nous aussi concrètement, grâce à une plus grande liberté de choix, à la concurrence accrue et aux bas prix payés dans nos magasins. L’idée fondamentale du commerce, c’est qu’il permet d’obtenir un plus gros gâteau. » Le premier ministre Cameron a parfaitement raison. Il faut que tous les acteurs convaincus des avantages résultant de la libéralisation du commerce en termes de croissance économique, et au courant des possibilités inhérentes que procure l’exploitation de nos avantages respectifs et concurrentiels, continuent à s’engager et demeurent vigilants face aux élus partisans du protectionnisme à notre Parlement national et dans les parlements provinciaux de même qu’à l’étranger. N’allez pas croire que les arguments en faveur de la liberté de commerce ont toujours eu le haut du pavé. Ne présumez pas que les opposants à l’essor du commerce, à la libre entreprise et à la libéralisation des marchés ont perdu définitivement la partie et s’évanouiront dans la brume. En fait, c’est le contraire qui arrive. Les défenseurs du protectionnisme se mobilisent. Les partis d’opposition officielle — les « gouvernements en attente » tant à Victoria qu’à Ottawa — contestent avec véhémence ces mêmes projets qui sont examinés ici aujourd’hui. Ils se sont chaque fois objectés, sans même prendre le temps de les étudier, aux mesures de libéralisation du commerce et aux ententes pour la libéralisation du transport aérien, ainsi qu’aux investissements bilatéraux ou multilatéraux ou aux négociations commerciales que notre gouvernement a entrepris. Pour réussir, nous devons continuer à collaborer, à construire tous ensemble et à analyser sous un angle critique nos actions pour savoir quelles ont été les occasions ratées et ce qu’il faudrait faire ensuite. Mais par-dessus tout, pour réussir globalement, sachez qu’il est nécessaire de défendre sans relâche les valeurs du libre-échange, le progrès économique et l’esprit d’entreprise, et vaincre dans les débats ceux qui voudraient qu’on réduise à néant tous les progrès accomplis jusqu’à maintenant. Je suis prêt à relever ce défi, et j’espère que vous vous joindrez à nous pour que nous puissions aller de l’avant ensemble. Merci beaucoup. |