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mars 08, 2009
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Speeches
L'art et la culture à l'ère numérique : être confiants dans un monde de choix


Ottawa (Ontario)
Le 17 février 2011
À VÉRIFIER AU MOMENT DE L'ALLOCUTION

Merci à vous tous de m'avoir invité à venir vous parler aujourd'hui.

La conférence Prime de la CMPA est l'un des grands rendez-vous annuels où les gens se réunissent pour discuter de politiques, de technologies et de créativité.

Ce mois-ci, nous en étions à la cinquième année de l'accession au pouvoir de Stephen Harper en tant que premier ministre du pays.

Il semble plus qu'approprié, après cinq ans, de prendre un moment pour repenser à ce que notre gouvernement a accompli au chapitre des arts et de la culture.

C'est précisément ce que je souhaite faire aujourd'hui, pendant ma brève présence avec vous. Je veux vous expliquer quelques-unes des réalisations de notre gouvernement. Je veux vous dire pourquoi nous avons pris les décisions que nous avons prises. Je veux aussi vous parler de ce nous prévoyons pour l'avenir.

D'abord, précisons que le gouvernement du premier ministre Stephen Harper investit plus d'argent dans les arts, la culture et les langues officielles que tout autre gouvernement dans l'histoire du Canada.

Nous avons déposé devant le Parlement du Canada cinq budgets qui ont été adoptés. Dans chacun de ces budgets, nous avons augmenté le financement pour la culture.
Je vais le répéter, si vous me le permettez. Cinq budgets déposés devant le Parlement, et dans chacun d'eux, nous avons augmenté notre financement aux arts et à la culture.

Pourquoi avons-nous agi ainsi?

Parce qu'en soutenant la culture canadienne, nous soutenons l'économie du Canada.

Les arts et la culture représentent plus de 630 000 emplois dans l'économie d'ici.
Les industries culturelles canadiennes représentent 46 milliards de dollars dans notre économie.

À titre comparatif, le secteur des arts et de la culture est plus important que les industries de l'assurance et de la foresterie combinées.

Lorsque nous avons écrit dans notre Plan d'action économique que nous allions investir dans les infrastructures, nous ne parlions pas juste de ponts, de routes et de passages à niveau.

Nous pensions aussi aux infrastructures culturelles.

Notre gouvernement a créé deux nouveaux musées nationaux, tous deux situés à l'extérieur de la région de la capitale nationale.

Le Musée canadien de l'immigration du Quai 21, à Halifax, célèbre la grande diversité et la vitalité qu'ont apportées les nouveaux Canadiens au pays.

Et le Musée canadien des droits de la personne, à Winnipeg, vise à éduquer la population et à la faire réfléchir aux atrocités du passé. Il vise aussi à reconnaître le grand rôle qu'a joué le Canada dans l'histoire pour défendre les droits de la personne à l'étranger, et les valeurs que nous chérissons au pays.

En plus d'avoir fondé ces deux nouveaux musées nationaux, nous avons aussi augmenté le financement de tous nos musées nationaux ici dans la région de la capitale nationale, y compris l'extraordinaire restauration de 240 millions de dollars du Musée canadien de la nature, qui a été officiellement inauguré par Sa Majesté la reine lors de sa visite de l'été dernier.

Notre gouvernement a doublé les dépenses affectées aux infrastructures culturelles, ce qui veut dire plus d'argent pour plus de projets culturels locaux et nationaux jouant un rôle déterminant dans nos communautés.

Le Théâtre du Nouveau Monde à Montréal est doté d'équipement récent. Le théâtre communautaire du centre-ville de Barrie est en construction. Le Théâtre Impérial de Saint John a été rénové. Le Harbourfront Theatre de Summerside à l'Île-du-Prince-Édouard; les rénovations au Massey Hall, le Roy Thomson Hall, le Royal Conservatory of Music et l'École nationale de ballet de Toronto, sont tous en rénovation. Nous avons beaucoup investi dans le centre des festivals de Montréal, le Quartier des spectacles, qui héberge le Festival de Jazz de Montréal. La Beaverbrook Gallery de Fredericton, qui est le musée d'art provincial du Nouveau Brunswick, loge dans des locaux neufs. Le Centre communautaire francophone de Cambridge et la Surrey Art Gallery en Colombie-Britannique ont été agrandis. Et ce ne sont là que quelques exemples parmi des centaines d'autres.

Quel avantage y a-t-il à posséder toutes ces infrastructures si elles ne sont pas animées d'activités et d'expériences culturelles enrichissantes?

Nous soutenons, comme jamais auparavant, des célébrations, des concerts, des activités communautaires et des festivals aux quatre coins du pays.

Des grands rendez-vous comme le Festival de Jazz de Montréal, le Luminato, le Shaw Festival, l'Edmonton Fringe Festival, le Festival de musique d'été du Nouveau Brunswick, et bien d'autres.

Jusqu'aux festivals locaux plus petits qui tissent des liens entre les gens des villes et des municipalités de partout au pays. Des rendez-vous comme le Miramichi Irish Festival, Jonquière en musique, le Northern Alberta International Children's Festival de St. Albert, le Medicine Hat Jazz Festival et les Port Moody's Golden Spike Days.

Ces activités enrichissent nos communautés. Elles unissent les citoyens, mettent en valeur le talent canadien et contribuent à rehausser la qualité de vie des gens.

Lorsque la récession mondiale a sévi, notre gouvernement était face à un choix. Nous pouvions faire comme les autres gouvernements membres du G-8 et du
G-20. Nous aurions pu faire comme eux et couper le financement en culture. Ou nous pouvions emprunter une autre voie, une voie canadienne.

Nous avons choisi cette dernière option.

Non seulement nous n'avons pas coupé le financement en culture, nous n'avons pas conservé le statu quo non plus. Contrairement à la tendance au sein de la plupart des gouvernements dans le monde, nous avons décidé d'investir plus d'argent dans les arts, la culture, les festivals et la créativité.

Dans notre Plan d'action économique, nous nous sommes portés à la défense de nos communautés culturelles et nous avons haussé notre soutien à des niveaux records.

Nous avons agi de la sorte parce que nous savons à quel point les organisations artistiques peuvent être fragiles et que, faute de soutien, elles peuvent disparaître très rapidement.

Nous avons aussi augmenté notre financement parce que nous savons que les artistes canadiens font de grandes choses pour le Canada.

Et je veux vous en donner un exemple.

Eva Markvoort, une belle jeune femme de la Colombie Britannique, a subi une greffe des deux poumons en 2007. Cette chirurgie s'imposait, car elle était atteinte de fibrose kystique. Il s'agit d'une maladie génétique débilitante qui entraîne souvent un décès prématuré.

La greffe a d'abord été couronnée de succès. Toutefois, deux ans plus tard, son corps a commencé à rejeter ses nouveaux poumons.

Le 25 mars 2010, après avoir vécu une journée particulièrement difficile, elle écrivait sur son blogue : « Je n'y arrive pas. Je n'y arrive pas du tout. Je me noie dans les médicaments. Je ne peux pas respirer. Chaque heure. Une fois l'heure. Je ne parviens pas à respirer. Il faut que ça change. »

Six jours plus tard, elle mourait. Elle avait 25 ans.

Vendredi dernier, un groupe d'amis d'Eva et sa famille voulaient amasser des fonds pour la fibrose kystique et sensibiliser les gens à l'importance du don d'organes.

Qu'ont-ils fait?

Ils ont organisé un concert au Massey Theatre de New Westminster en son honneur.

Ils ont demandé à des artistes de les aider.

Et ils ont accepté.

Les artistes de Vancouver Dan Mangan, The Zolas, Hannah Georgas, Corrina Corrina ont donné un spectacle.

Ils ont donné leur temps.

Ils ont donné un concert fantastique.

Ils n'ont pas reçu de cachet. La totalité des recettes a été remise à un organisme de bienfaisance.

Ils ont donné pour une grande cause parce qu'on le leur a demandé.

Je vous raconte cette histoire parce que les artistes canadiens agissent souvent ainsi, tant pour le bien des Canadiens que pour celui des gens dans le besoin ailleurs dans le monde. Comme lorsque Bob Ezrin et K'Naan ont produit les Jeunes artistes pour Haïti afin de réunir des fonds après le séisme qui a dévasté Haïti l'an passé.

Ou encore, lorsque Rick Mercer a animé la soirée Hope Live ici, à Ottawa. Il a payé ses propres dépenses, s'est rendu ici, à Ottawa, et a animé deux campagnes de financement afin d'amasser des fonds pour les femmes qui essaient de porter un enfant après avoir subi des traitements contre le cancer.

Un ami lui a téléphoné, il lui a répondu, et il a donné.

Qu'il y ait une inondation ou une sécheresse, une catastrophe internationale, un séisme, une lutte contre le cancer ou une autre maladie ou une tragédie personnelle comme celle d'Eva, les artistes canadiens défendent la cause. Ils nous rallient tous. Ils nous unissent, ils sont nos porte parole. Ils expriment notre chagrin et se servent de nos efforts et de notre énergie pour faire quelque chose de positif.

Les artistes nous inspirent. Pendant les Jeux de 2010 à Vancouver, quand Nikki Yanofsky chantait I Believe, tous les Canadiens étaient inspirés. Lorsque k.d. lang a chanté Hallelujah à la B.C. Place, elle a séduit le monde entier et tout le pays en était fier.

Les artistes ont tant fait pour le Canada, et c'est pourquoi les Canadiens les tiennent en si haute estime.

Pas étonnant alors que lorsque CBC a recensé les cent plus grands Canadiens de tous les temps, il n'y a pas longtemps, 36 étaient des artistes, comme Mordecai Richler, Emily Carr, Glenn Gould et d'autres. En passant, seulement 17 étaient des athlètes.

Nous devons soutenir nos artistes et ce qu'ils font.

J'y crois fermement et notre gouvernement le comprend très bien.

C'est pourquoi, dans nos premiers budgets, nous avons décidé d'accroître en permanence le financement accordé au Conseil des Arts du Canada de 20 p. cent. Il s'agit de l'augmentation la plus importante accordée par un gouvernement au Conseil depuis des décennies.

C'est également la raison pour laquelle nous avons renouvelé tous nos programmes en appui aux artistes et à l'économie créative, et ce, pour une période de cinq ans.

Le Fonds de la musique du Canada : nous avons consulté des artistes, amélioré puis renouvelé le programme pour cinq ans.

Le Fonds du livre du Canada : nous avons consulté des auteurs, amélioré puis renouvelé le programme pour cinq ans.

Le Fonds du Canada pour les périodiques : nous avons consulté les rédacteurs et les éditeurs, amélioré puis renouvelé le programme pour cinq ans.

Notre Feuille de route pour la dualité linguistique : nous avons consulté des organisations se vouant aux langues officielles et des dirigeants communautaires, amélioré le programme en ajoutant un fonds pour les arts, puis renouvelé le programme pour cinq ans.

En appuyant tous ces programmes par l'entremise d'investissements dans nos communautés créatives comme nous l'avons fait, nous avons envoyé un message clair et précis : nous appuyons l'économie créative; nous appuyons nos artistes; et, en versant plus d'argent que jamais, sur une plus grande période, nous voulons vous protéger de la récession du mieux que nous pouvons.

C'est un fait reconnu.

Quand nous avons renouvelé ces fonds essentiels pour les créateurs canadiens, Heather Ostertag, ancienne présidente-directrice générale de FACTOR, a déclaré que « ce que le gouvernement du Canada donne aux artistes canadiens fait l'envie du monde entier ».

En tant que pays, nous avons accompli d'énormes progrès.

D'énormes progrès.

L'époque à laquelle les arts et la culture étaient incompris est révolue. On ne comprenait pas que les arts contribuaient à construire notre nation, à inspirer nos jeunes, à raconter nos histoires, ainsi qu'à stimuler notre économie et à améliorer notre qualité de vie.

Nous comprenons les arts et notre économie créative, et nous savons à quel point ils sont importants pour le Canada.

Pendant la plus grande partie de l'histoire canadienne, les arts et l'économie créative n'étaient ni compris ni soutenus. Les résultats étaient embarrassants pour le Canada.

En juin 1951, la Commission Massey publiait l'un des plus importants rapports de l'histoire canadienne.

Il décrivait de quelle façon la culture du Canada était en train de s'effondrer, de tomber aux mains d'intérêts étrangers, et qu'il y avait bel et bien une crise que le gouvernement devait rapidement endiguer.

Voici quelques-unes des conclusions du rapport de la Commission Massey :

La seule et unique publication nationale au Canada était le Reader's Digest, une publication entièrement produite aux États-Unis.

En raison de la dominance américaine dans l'industrie de l'édition de manuels, les manuels américains ont envahi les salles de classe canadiennes, et les enfants en savaient plus au sujet du 4 juillet que du 1er juillet; plus au sujet de George Washington et Abraham Lincoln que de John A. MacDonald, Georges-Etienne Cartier ou George Brown.

Il était donc impossible de trouver au Canada quantité de précieux livres canadiens.

En fait, les plus grandes collections de Canadiana au monde se trouvaient à la bibliothèque du Congrès américain, à Washington; à la New York Public Library et à l'Université Harvard.

L'American Museum of Natural History employait à temps plein un plus grand nombre de chercheurs dans sa division sur les insectes et les araignées que le Musée national du Canada n'employait de chercheurs dans toutes ses divisions.

Dans l'après-guerre, le Musée des beaux-arts du Canada comptait quatre employés permanents. En comparaison, à la même période, le Toledo Museum of Art, en Ohio, employait 26 personnes à temps plein.

En 1948, la Grande-Bretagne publiait plus de 1 800 œuvres originales de fiction; les États-Unis en publiaient 1 100; tandis que le Canada n'en publiait que 14.

Nous avons fait d'énormes progrès.

Alors que nous nous tournons vers l'avenir, nous devons appuyer sans équivoque et avec fierté nos créateurs et nos milieux de création en unissant nos efforts pour moderniser nos politiques et nos investissements, et en saisissant les possibilités offertes par l'ère numérique.

C'est ce que nous avons fait quand nous avons créé le Fonds des médias du Canada.

En fusionnant le Fonds canadien de télévision et le Fonds des nouveaux médias, créant ainsi de solides partenariats et assurant une saine gouvernance, nous avons ouvert la voie à la création de contenu canadien exceptionnel sur des plateformes que les Canadiens peuvent choisir eux-mêmes.

Nous devons également protéger nos artistes à l'aide d'une réforme efficace du droit d'auteur.

J'en profite pour remercier la CMPA de son appui indéfectible à notre législation, le projet de loi C-32, la Loi sur la modernisation du droit d'auteur. Vous avez compris à quel point cette mesure est importante pour le Canada.

Nous avons mené de vastes consultations avant de déposer ce projet de loi. Nous avons écouté les Canadiens et, dans cette loi, nous croyons avoir atteint le juste équilibre qui profitera au Canada au cours des années à venir.

Cette loi applique les traités internationaux de l'OMPI.

Le projet de loi C-32 préservera la réputation du Canada sur la scène internationale en renforçant la protection de la propriété intellectuelle pour la rendre conforme aux normes et attentes internationales.

Notre loi protège aussi les droits des créateurs contre les pirates informatiques et les voleurs en donnant aux créateurs le droit de protéger leurs œuvres au moyen de serrures numériques s'ils le souhaitent.

Le projet de loi C-32 rend le piratage et le vol illégaux. Il revoit de façon responsable la notion d'utilisation équitable. Il offre un système efficace d'avis et d'avis. Nous demandons aux fournisseurs de services internet de faire partie de la solution et de la mise en œuvre. Nous appuyons les consommateurs en rejetant les demandes d'augmentation de taxes et redevances sur les iPod et autres appareils numériques. Plus important encore à mon avis, cette loi exige un examen obligatoire, aux cinq ans. Ainsi, le Parlement, qu'il le veuille ou non, sera obligé de revoir cette loi aux cinq ans pour veiller à ce que le régime de propriété intellectuelle du Canada soit efficace et serve bien les intérêts des créateurs et des consommateurs canadiens.

Cette loi est essentielle à notre stratégie numérique et aux créateurs. Elle doit être adoptée par ce Parlement dès que possible.

Je vous ai donc parlé de ce que notre gouvernement a accompli jusqu'à aujourd'hui. Maintenant, j'aimerais vous parler de ce qui nous attend.

Nous devons, en tant que gouvernement, et nous tous ensemble en tant que partenaires, aller de l'avant et nous diriger résolument vers l'ère de la transformation numérique.

De grandes choses ont déjà été faites.

L'Office national du film a déjà su tirer le meilleur des médias numériques. Ses applications pour le iPhone et le iPad sont des exemples de réussite édifiants quand il s'agit de montrer le contenu canadien sur de nouvelles plateformes.

CBC/Radio-Canada a aussi fait un bon coup avec tou.tv., ainsi qu'avec les applications de CBC Radio et de Radio-Canada qui permettent aux Canadiens de toutes les régions du pays d'accéder à du contenu canadien, dans les deux langues officielles, quand et où bon leur semblent.

Ainsi, un Néo-Écossais en visite à Toronto peut écouter une émission de radio sur les ondes de CBC 2, diffusée à partir de Prince George, pendant qu'il marche sur la rue Yonge.

C'est le genre de connectivité numérique que l'on doit voir chez le radiodiffuseur public. Et la CBC a fait preuve de leadership en agissant ni plus ni moins comme un organisme de recherche pour les nouveaux médias, ainsi qu'en faisant participer le public et en testant de nouvelles idées d'ordre numérique auprès des Canadiens.

Je félicite la CBC pour son leadership et je l'invite à aller encore plus loin et plus vite pour unir les Canadiens par l'entremise des nouvelles possibilités numériques. La société d'État doit agir ainsi, car tout est portable maintenant. L'informatique mobile est la forme d'informatique la plus courante de nos jours.

Comme nous l'a appris The Social Network, Facebook a sept ans cette année. Foursquare a trois ans et YouTube, sept. Quant à Twitter, il est devenu un outil si puissant qu'il a presque été sélectionné pour un Prix Nobel de la paix en raison du rôle qu'il a joué pour unir les gens dans les rues de Téhéran pendant la Révolution verte.

À titre de producteurs, créateurs et dirigeants d'entreprises culturelles, vous savez tous que ces plateformes sont des défis que nous devons relever en raison des incroyables possibilités qu'ils ont à offrir.

Et je veux vous dire que je comprends cette nécessité aussi. Partout dans nos programmes et nos fonds, nous changeons la façon dont nous menons nos affaires pour faire en sorte que le Canada profite pleinement de cette nouvelle ère numérique et portable.

Pour préparer l'avenir, ce que nous accomplissons maintenant c'est de chercher à conclure des ententes de coproductions avec des partenaires clés. J'ai annoncé au Festival international du film de Toronto que nous allions entamer des négociations avec l'Inde, le plus grand producteur de films au monde, ce que nous avons fait.

Nous cherchons aussi à conquérir de nouveaux marchés, et ce, dès que possible. Je travaillerai avec vous tous pour obtenir vos commentaires quant à la façon d'aller de l'avant, aux meilleurs marchés vers lesquels se tourner et à la forme que devraient prendre ces ententes

Comme l'ont démontré Incendies et Le monde de Barney, deux films en nomination aux Oscars, les coproductions fonctionnent. Elles fonctionnent pour les producteurs, les créateurs, les artistes et le public.

Nous devons avoir en place un plus grand nombre de ces ententes qui servent le Canada, et c'est ce que nous allons faire.

Mesdames et Messieurs, permettez-moi de clore comme j'ai commencé.

Après cinq ans au pouvoir, je crois que le premier ministre Harper et notre gouvernement ont clairement montré que les arts, la culture et l'économie créative du Canada leur tenaient à cœur.

Nos investissements dans les festivals, les activités communautaires et les arts sont sans précédent dans l'histoire canadienne.

Nous avons maintenant deux nouveaux musées nationaux et nous tirons le maximum des musées existants.

Nous bâtissons de nouveaux espaces culturels et restaurons des sites patrimoniaux en des temps records.

Nous avons renouvelé pour cinq ans notre appui aux programmes à l'intention des communautés créatives.

Nous appuyons la CBC et nous collaborons avec elle alors qu'elle s'apprête à offrir plus de contenu numérique que jamais, et encore plus de contenu canadien que jamais.

Nous déployons des efforts afin de protéger nos industries créatives au moyen d'une réforme efficace du droit d'auteur, qui ait du sens pour le Canada.

Nous investissons des sommes records dans le Conseil des Arts du Canada pour soutenir notre secteur créatif.

Nous avons hâte de conclure de nouvelles ententes de coproductions, travaillant avec Téléfilm, l'ONF, CBC, le FMC et bien d'autres pour bâtir l'infrastructure numérique des consommateurs de créations canadiennes de demain.

Les possibilités qui s'annoncent sont trop vastes, et le talent canadien trop grand. Notre responsabilité est très claire : nous devons continuer à défendre les intérêts des communautés culturelles du Canada pour qu'elles puissent continuer à briller et à prospérer pour nous tous.

Merci.

© James Moore - Tous droits réservés
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