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Speeches
Célébration du 40e anniversaire de la Loi sur les Langues officielles et d'une annonce relative au Programme d'appui aux droits linguistiques
Ottawa (Ontario)
Le 9 septembre 2009 À VÉRIFIER AU MOMENT DE L'ALLOCUTION Distingués invités, Monsieur Fraser, Mesdames et messieurs, Chers amis, C'est un plaisir pour moi d'être parmi vous ce matin au nom du Premier ministre Stephen Harper et du gouvernement du Canada. Hier soir, à la réception sur la Colline du Parlement, j'ai eu la chance de rencontrer certains des participants du colloque qui s'ouvre aujourd'hui. Je suis heureux également de voir des gens de chaque coin du pays venus célébrer l'anniversaire de la Loi sur les langues officielles et participer à ce colloque. J'ai 33 ans. Je n'ai jamais connu le Canada sans la Loi sur les langues officielles et sans les multiples possibilités que nous offrent nos deux langues officielles. En toute honnêteté, je ne veux pas connaître cela. Aujourd'hui, mon rôle de ministre m'amène à mesurer, chaque jour, à quel point nos deux langues officielles sont au coeur même de l'identité canadienne. Vous vous rappelez sûrement qu'il y a un an, notre gouvernement avait annoncé, lors de la présentation de la Feuille de route pour la dualité linguistique, la création prochaine du Programme d'appui aux droits linguistiques. Aujourd'hui, j'ai de bonnes nouvelles à ce sujet. Je suis heureux de vous annoncer que l'Université d'Ottawa a été choisie comme gestionnaire de ce programme clé pour protéger les langues officielles du Canada. Nous avons pris l'engagement de mettre ce programme en oeuvre d'ici la fin de 2009, et nous tenons nos promesses. Au cours des derniers mois, nous avons eu de nombreuses discussions et une excellente collaboration avec les membres des communautés. Je tiens particulièrement à souligner la collaboration de la Fédération des communautés francophones et acadienne à cet égard, et je remercie tout spécialement la présidente, Mme Lise Routhier-Boudreau, qui est ici ce matin. La FCFA perd une excellente présidente qui, au cours de son mandat, a pris des décisions difficiles, mais toujours pour assurer le bien-être des communautés. Je lui souhaite donc bonne chance dans ses projets. Félicitations à l'Université d'Ottawa, qui a soumis une proposition solide démontrant non seulement son engagement envers les droits linguistiques, mais aussi sa capacité de mener des projets nationaux de grande complexité. L'Université travaille actuellement aux préparatifs qui permettront de garantir une mise en œuvre efficace du programme d'ici la fin de l'année. Nous aurons bientôt des nouvelles au sujet des nominations des membres du comité. Quarante années nous procurent un recul assez long pour faire de bonnes analyses, et assez court pour puiser à la mémoire de ceux qui ont vécu ce chapitre de notre histoire :
L'essence de la loi tenait à ceci : faire en sorte que le gouvernement du Canada serve ses citoyens équitablement, et ce, qu'ils appartiennent à l'une ou l'autre de nos deux grandes collectivités linguistiques. Il s'agissait de refléter la réalité du pays. Il s'agissait de perpétuer les conditions nécessaires pour que le Canada fonctionne comme pays. La Loi sur les langues officielles vise à servir les Canadiens en français et en anglais, et à faire de nos institutions fédérales un milieu dans lequel les Canadiens francophones et anglophones peuvent travailler et s'épanouir. Mais l'idée qui sous-tend les langues officielles va encore plus loin. Elle concerne le Canada en tant que pays, et non pas seulement le gouvernement en tant que tel. Grâce aux langues officielles, tous les Canadiens peuvent contribuer à la vie de leur pays, et les communautés de langue officielle en situation minoritaire sont capables d'envisager un avenir prometteur. Les langues officielles profitent à nos jeunes, en plus de faciliter les échanges et le dialogue entre les Canadiens d'expression anglaise et française. Notre gouvernement est fier de célébrer le chemin parcouru en 40 ans. La Loi et l'esprit qu'elle incarnait ont amorcé toute une série de changements constitutionnels, législatifs, politiques et sociaux qui ont placé la reconnaissance du français et de l'anglais, et le développement des communautés de langue officielle, au coeur même de notre vie nationale et de notre identité. Aujourd'hui, le Canada se définit par ses deux langues officielles. La contribution des Canadiens francophones et anglophones à notre vie et à notre prospérité est reconnue et appréciée. Les francophones et les anglophones de chacune des régions du pays peuvent se parler de leurs histoires, de leurs cultures et de leurs espoirs. Tout n'est pas parfait, mais nous pouvons constater les changements profonds que la mise en œuvre de la Loi a engendrés. Au moment où nous soulignons les réalisations des 40 dernières années, c'est un honneur pour moi de porter le flambeau des langues officielles au nom du gouvernement et de travailler avec vous pour bâtir l'avenir. Je suis fier des nombreuses réalisations récentes de notre gouvernement, qui ont été réalisées dans un contexte de discussions et de collaboration. Notre Feuille de route pour la dualité linguistique canadienne nous permet déjà d'investir des fonds sans précédent dans des secteurs prioritaires comme la santé, la justice, l'immigration, le développement économique, la culture et l'éducation. Grâce à la Feuille de route, nous répondons à certains besoins exprimés par les communautés et les intervenants de chaque coin du pays, et nous continuons de traduire en gestes concrets les valeurs de la Loi. D'ailleurs, plus de la moitié des fonds alloués à l'ensemble des initiatives de la Feuille de route ont été rendus publics. Rappelons-nous que les communautés de langue officielle se sont battues pour obtenir le droit de gérer leurs établissements d'enseignement et pour offrir à leurs jeunes un enseignement dans leur langue. Aujourd'hui, cela leur est bien acquis, et nous les soutenons dans notre travail auprès des provinces et des territoires. Des écoles continuent d'ouvrir leurs portes, comme l'école Jules-Verne, la toute première école secondaire francophone à Vancouver. Notre gouvernement a participé à la création de cette école, et j'en suis honoré. Vendredi dernier, j'ai annoncé la signature du protocole d'entente en éducation entre notre gouvernement et les provinces et territoires. Ce protocole réserve plus d'un milliard de dollars sur quatre ans pour l'enseignement dans la langue de la minorité et l'enseignement de la langue seconde, ainsi que les programmes nationaux de bourses et de moniteurs de langue. Grâce à cette collaboration, près de 107 000 jeunes anglophones et 142 000 jeunes francophones vivant en situation minoritaire dans toutes les régions du pays pourront étudier dans la langue officielle de leur choix, à l'école de leur choix. Actuellement, quelque 2,4 millions de jeunes Canadiens apprennent l'anglais ou le français langue seconde à l'école, y compris 300 000 jeunes en immersion. Partout au pays, les Canadiens de l'une ou l'autre de nos deux grandes collectivités linguistiques ont demandé des soins dans leur langue. Aujourd'hui, ils profitent des investissements de notre gouvernement en santé, soit dans le Consortium national de formation en santé ainsi que dans le Programme de contribution pour la santé à l'intention des communautés. Les communautés de langue officielle en situation minoritaire sont une force économique importante pour le Canada. Nous les soutenons dans le cadre de nos programmes de développement économique partout au pays. Et c'est sans compter notre appui soutenu sous la forme de bourses universitaires en traduction et d'initiatives visant à renforcer le secteur langagier au Canada. Sur le plan de la culture, les communautés ont su transmettre, d'une génération à l'autre, leurs traditions et leur patrimoine. Elles ont maintenant accès à des oeuvres et des manifestations artistiques dans leur propre langue, et peuvent faire connaître leurs artistes, grâce à des programmes créés par notre gouvernement. À titre d'exemples, mentionnons Vitrines musicales, le Programme national de traduction pour l'édition du livre et le Fonds de développement culturel. Nous avons déjà annoncé des appuis totalisant plus de 100 000 dollars dans le cadre du Fonds de développement culturel. Ces sommes vont à des projets dans les communautés. Par exemple, au Manitoba, l'organisme « 100 Nons » va créer des boîtes à chanson qui vont faire connaître et apprécier la musique francophone. À l'Île-du-Prince-Édouard, l'Association du Musée acadien va mettre en valeur l'histoire des Acadiens de la région grâce à des collections de photos. De plus, l'arrivée de Georges-Antoine Belcourt à Rustico sera soulignée par la tenue d'activités qui célébreront la culture et le patrimoine de la région. Enfin, à Summerside et à Miscouche, la Belle-Alliance va établir un profil historique de la population acadienne des environs. Voilà autant de projets qui vont, j'en suis sûr, faire la fierté des Acadiens et des Acadiennes. Notre gouvernement appuie des activités dans toutes les régions du pays. Nous soutenons le développement de la Coopérative Radio Richmond, une plateforme unique pour promouvoir la langue et la culture françaises en Nouvelle-Écosse. Grâce à notre appui, l'Association des francophones de Kitchener-Waterloo peut étendre sa programmation à Guelph et rejoindre davantage de Franco-Ontariens. Nous venons d'annoncer un investissement de près de 450 000 dollars à neuf organismes qui favorisent la vitalité du milieu francophone de Sudbury, ainsi qu'un investissement de près de 227 000 dollars à quatre organismes franco-ontariens au nord-est de l'Ontario. Et près de chez moi, en Colombie-Britannique, nous avons appuyé la tenue du Festival de la francophonie à Victoria, et nous sommes partenaires des célébrations du centenaire de Maillardville, là où j'ai appris le français. Par ailleurs, un dialogue a été établi au fil des ans entre les administrations fédérale, provinciales et territoriales sur les meilleures façons de promouvoir nos langues officielles. Ce dialogue se poursuit. Je m'apprête d'ailleurs à rencontrer mes homologues de la francophonie canadienne dans deux semaines, dans le cadre de la Conférence ministérielle sur la francophonie canadienne. Comme vous le constatez, notre gouvernement fait preuve de leadership lorsqu'il est question de promouvoir nos langues officielles. Avant de conclure, je tiens à souligner qu'en 2010, nous aurons une occasion unique de faire voir au monde entier la richesse culturelle et le dynamisme de nos deux grandes communautés linguistiques. Les Jeux olympiques et paralympiques de 2010 seront les jeux de tous les Canadiens. Notre gouvernement saisira cette chance de mettre en valeur nos deux langues officielles et l'apport de toutes les communautés du pays à la richesse de notre culture. Merci à vous tous qui travaillez en faveur de nos langues officielles. J'entends continuer le travail avec vous. Vous êtes des alliés précieux pour moi et pour notre gouvernement, et j'apprécie beaucoup les tables rondes et les rencontres que j'ai eues avec vous, partout au pays, depuis novembre dernier. Souhaitons-nous un autre 40 ans de collaboration au service des Canadiens qui vivent en français et en anglais et qui, comme nous, accordent une grande valeur aux langues officielles de leur pays. Merci. |